En primeur, et parce que ça fait quelques jours que j’y songe, je me lance à coeur ouvert et vous offre un extrait du livre que j’écris présentement. À ceux et celles qui s’interrogent sur mes motivations, voici quelques pistes de réflexion-réponses.
À qui s’adresse t’il?
Pour vous, ex-enfants devenus adultes qui, encore aujourd’hui, souffrez d’avoir vécu une relation douloureuse, toxique, mal aimante, défaillante, humiliante avec votre mère et ce n’est pas pour la rime autant de “ante”.
Pourquoi je l’écris?
Pour accoucher et permettre aux lectrices, lecteurs de s’auto-accoucher d’une enfance mal aimante, défaillante, abusive.
Pour puiser en soi/moi dans ma boîte des valeurs et les mettre en lumière.
Pour réaliser mon voeu d’enfant, celui d’écrire un livre pour aider mon prochain à réussir sa vie. Et parce que les rêves d’enfant sont les prémisses de nos réalisations… toutefois lorsqu’on s’y accroche pour les faire se réaliser.
Comment utiliser cet ouvrage ?
Sortir de votre position de victime (souvent inconsciente) en prenant conscience de votre valeur (souvent ignorée) endormie en soi et oser passer de l’obscurité à la lumière, votre lumière en acceptant de vous être choisi-e (via la réincarnation) un chemin certes difficile, laborieux mais qui a construit et développé des habiletés de résilience (souvent insoupçonnées).
Pour quoi acheter/lire mon livre?
Pour trouver du réconfort, des outils, des pistes de réflexion, vous sentir compris-e, soutenu-e, normal-e.
Pour vous dégager de la culpabilité, pour faire la paix avec votre enfance, pour ne plus être victime et apprendre à contrôler votre vie. Couper les liens invisibles, le cordon symbolique avec celle qui a donné la vie, la matrice que vous avez choisie pour porter votre âme, et vous sentir l’être libre et vivant qui accomplit sa réelle mission de vie.
Le gagnant garde tout
ABBA
Je ne veux pas parler
Au sujet des choses que nous avons traversées
Bien que ça me fasse mal
Maintenant c’est l’histoire
J’ai joué toutes mes cartes
Et c’est ce que tu as fait aussi
Rien d’autre à dire
Plus d’as pour jouer
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DÉLIER LES MAUX
Dire pour cesser d’être complice involontaire du complot maternel.
Dire pour se libérer.
Dire pour exister.
Les blocages émotionnels sont fréquemment portés et supportés tel un fardeau qui vous semble familier puisque vous composez quotidiennement avec eux. Vous êtes convaincues d’en détenir l’entière responsabilité. Rares êtes vous à attribuer ces freins à votre passé, votre enfance voire encore moins à la relation que vous avez vécue avec votre mère. Pourtant vos maux ont une racine, des fondations et une raison que le cœur ne connaît pas. La parole est difficile à délier parce qu’il vous est naturel de tout supporter, c’est un exercice pour lequel vous excellez. Des années de pratique font de vous une experte… en silence, pour ce qui concerne les événements traumatiques qui ont jalonné votre parcours et surtout votre enfance. La suite n’est que la répétition d’une partition déjà jouée et excellemment orchestrée.
Sonia m’a raconté après quelques séances, qu’alors âgée de dix ans, elle prenait conscience des difficultés et de l’injustice qu’elle vivait à la maison. À l’occasion d’un service qu’elle rendait à ses plus proches voisins, un couple âgé qui avait perdu leur fils unique à la guerre, elle les aimait bien, ils lui semblaient gentils et aimables. Ce jour là, elle eut envie de se confier, de leur dire à quel point elle se sentait malheureuse. Dans la douceur de leur foyer, elle avait ressenti telle une nécessité irrépressible de délier par sa parole, le pacte du silence imposé tacitement par son milieu familial. Parler des interdits, dire pour ne plus être victime. Se délester du fardeau qui pesait sur ses frêles épaules. Le ventre noué, elle avait rassemblé son courage, éclairci sa voix et à peine en eut-elle l’idée et qu’elle énonça l’ébauche d’une confession, son voisin la fit taire, un doigt sur ses lèvres, prétextant que pour conserver de bonnes relations de voisinage, il était prudent de ne point trop se confier. Sonia aborde la cinquantaine, carriériste aguerrie, mère et épouse, et malgré tout, ses yeux larmoient en replongeant dans l’émotion abyssale, pur reflet de sa solitude enfantine.
Lors de mes consultations, je rencontre souvent des patientes de tous âges qui décident de franchir une étape, d’en découdre avec le sur-place qu’elles exècrent sans en comprendre la provenance. Elles choisissent d’être accompagnée en karmathérapie sous hypnose pensant dénouer via la régression dans leurs vies antérieures, les entraves qu’elles rencontrent dans leur vie. Protégées par l’état hypnotique, elles croient pouvoir conserver le silence encore et toujours. J’ai remarqué que ces femmes sont extrêmement motivées pour éviter de trahir leur mère et s’efforcer de ne pas tisser d’analogie entre les difficultés de devenir une femme heureuse, épanouie et l’enfance qu’elles ont vécue.
Vous supportez le poids de la culpabilité depuis tellement d’année, qu’il vous a formaté pour vous abstraire d’être le témoin qui révèle les insupportables défaillances maternelles. Pourtant après quelques séances et un climat de confiance réciproque établis entre nous, les fêlures suintent, puis de fissures en déversement le temps est venu pour accoucher d’elles-mêmes. Majoritairement les réactions initiales, sont « je n’ai pas de problèmes avec ma mère… ma mère m’a toujours beaucoup aimée… j’ai eu une enfance de rêve… je n’ai rien à reprocher à ma mère, elle a fait son maximum… ». Il est important et souvent vital de vous écouter avant de délier vos maux auprès d’une oreille bienveillante et empathique, ces maux conservés précieusement comme vestiges de votre unique enfance. Vous en dessaisir est, pour certaine, un effort presque surhumain et surtout tellement inhabituel. Soulever le couvercle de vos maux étouffés par des années d’efforts éreintants peut provoquer des crises d’angoisse, telle une amputation de vos souvenirs d’enfance que vous croyez devoir veiller sur eux comme un chef d’orchestre veille sur ses partitions. Sauf qu’une partition peut s’animer par votre volonté de divulguer à bon escient ce qui résonne encore et continue de vous heurter.
Vous possédez ce pouvoir magique de la transcender. Apprendre à prendre le contrôle sur votre vie ou le reprendre dépend de vous seule. Accepter de franchir un cap inédit afin de laisser tomber le masque, de changer de rôle pour intégrer la place qui vous a été volée, d’apprivoiser ce nouveau personnage pourtant bien plus en adéquation avec ce que vous êtes véritablement, accepter de restituer à votre mère la responsabilité des pertes considérables subies pendant votre enfance pour rétablir l’équilibre et vous libérer de la culpabilité de n’avoir pas su vous faire aimer… d’elle.
Apprendre à vous adopter, à dorloter la petite fille qui est en quête d’elle-même. À frémir rien qu’à supposer plonger votre regard embué dans les limbes de votre solitude.
D’éparpillées, vous découvrez comment vous rassembler pour enfin vous ressembler. [Fin de l’extrait™ offert gracieusement par Katherine C. Jolly]
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Si votre coeur vous dit de laisser un commentaire -dessous-, l’empreinte de votre passage sur mon blog, je vous en sais gré d’avance.
J’ai enfin pris le temps de lire l’extrait du livre que tu es en train d’écrire et j’ai trouvé audacieux et courageux que tu abordes le thème de la « mauvaise mère », car c’est presque un tabou dans nos sociétés, me semble-t-il. Les mères sont sacro-saintes et donc par définition inattaquables.
Je suis également très touchée par ce qui te motive, à savoir t’aider toi-même mais plus encore aider les autres à guérir de leur enfance douloureuse. Bravo !
Je t’envoie tous mes encouragements pour la suite.
Que dire ma chère Katherine? J’ai pleuré quand ma mère est décédée. Non pas par le chagrin mais surtout pour n’avoir jamais eu un rapport mère -fille. La dernière fois qun je l’ai vu, j’avais pour la première fois de ma vie laisser mes enfants au Pakistan. Pour avoir un sujet de conversation, j’avais acheté des vêtements pour mes enfants. Elle m’à déclaré que mon père payait pour son séjour en clinique et m’à demande de l’appeler afin qu’il amène des bouteilles de champagne pour ses médecins! J’étais folle de rage qu’elle me demande de faire des choses qu’elle aurait dû faire elle-même. Elle voulait absolument avoir le pantalon que son mari m’avait offert!!! Il était selon elle trop petit pour moi et il l’avait payé. Pour reprendre le souffle, je lui ai proposé d’aller chercher une boisson. En remontant, le sujet est revenu! Je lui ai donc proposé de prendre ce pantalon en daim (peut importe!).
Je suis allée plus tard allé au cimetière mais suis partie en courant. J’avais l’impression qu’elle désirait m’attirer dans son caveau!
Elle pensait que ma soeur était la belle et moi, l’intelligente. Mais un jour, un de ses amants lui dit que mes traits étaient bien plus fins que ceux de ma soeur! Elle a été très perturbée!
Je fréquente depuis 2013 un homme qui vénére sa mère et qui m’à incité à pardonner la mienne. Je ne l’ai pas fait immédiatement mais avec le temps, j’ai commencé à la pardonner. Je vis beaucoup mieux et n’essayé jamais à lui ressembler!
Bonjour Nathalie,
tu dis avoir pleuré lorsque ta mère est dcd… je peux le comprendre, tu as pleuré le mythe de la mère idéale. La mère que tout enfant rêve d’avoir, la tendresse maternelle, l’écoute, l’attention, la bienveillance, le pardon…
Chacun, chacune fait comme il/elle peut, il/elle ne sait pas faire autrement au moment où il/elle le fait.
je te souhaite une bonne continuation, et beaucoup de courage, je sais par expérience que d’écrire ce n’est pas facile pour trouver le bon mot, et après vient l’édition, le parcours du combattant, mais j’aime ta démarche. Amicalement
Bonjour,
en lisant votre message, je ressens une vive gratitude.
Que cet extrait vous ai joint aussi loin -aux antipodes d’ici Montréal-, (vive FB) et recevoir un commentaire que je trouve pertinent et réaliste quant au parcours des éditeurs, je pense opter pour une édition hybride, pour rester libre et continuer de décider de ma vie, je n’en suis néanmoins pas encore à cette préoccupation.
Les sujets ou plutôt le sujet phare de vos écrits est un domaine qui fait écho au mien.
Je vous rappellerai à mon souvenir quand j’aurai achevé cet exercice pour le moins demandant 🙂
Prenez bien soin de vous.
Merci katherine de nous offrir cet extrait de ton livre, cest tellement important pour toutes ces personnes en quête d’un amour parental de pouvoir mettre des mots sur leurs maux, de comprendre que nous sommes victimes de leur maltraitance et que cela nous poursuit dans notre vie de femme malgré nous. Je me suis reconnue dans ces quelques lignes….j’ai si bien occulté mon passé qu’il m’est revenu à un certain moment de ma vie, lors d’un choc émotionnel, et cela a bouleversé ma vie. Avec toute l’aide thérapeutique dont j’ai bénéficié, j’ai pu,pas à pas reconstruire la petite fille qui était en moi et qui souffrait toujours de ne pas être aimée, et qui avait malgré elle vu et subi tant de choses pas sympas. Et je te remercie de penser à tous ces enfants maltraités qui ont grandi sans savoir que l’amour parental peut être bienveillant, et d’aider les personnes qui auront besoin de ce support pour comprendre les disfonctionnements que nous pouvons avoir à l’âge adulte et qui résultent d’un passé trop lourd. Bises
Marie-pierre
Bonjour Marie-Pierre,
je suis touchée que cet extrait fasse écho (donc fait bien “sa job” comme dirait un québécois) à ton cheminement et que tu résumes fort à propos.
Quand je travaille dans mon coin, je ne me rends pas compte des effets produits et ton témoignage est important selon moi pour me rappeler de rester toujours alignée dans ce que j’ai entrepris d’écrire.
Je t’embrasse et suis heureuse que nos âmes se soient retrouvées ici-bas (sans tenir compte de la distance géographique voire même des années..).
bravo bravo et encore bravo.
ce livre va t aider mais aussi aider les autres à déterrer les fantômes enfouis depuis tant d années et à les détruire pour un meilleur épanouissement personnel. Surtout,
va jusqu au bout de ta démarche.
je te souhaite le plus grand succès
Bonjour Sydney,
je te remercie pour ton retour encourageant et que je relirai volontiers quand l’inspiration sera capricieuse 🙂
Bravo!!! Tres interessant. ..
Merci Donatien pour trouver cet extrait intéressant 🙂